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Diamantaires - Biographies des personnalités maitrisant ce savoir-faire

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Les diamants sont éternels et ce n'est pas uniquement le titre d'un James Bond : il s'agit du matériau naturel le plus dur. S'ils font rêver, c'est tout simplement parce qu'ils symbolisent le luxe, mais pas seulement. Leur éclat est tel qu'on leur a voué un véritable culte : fruit des étoiles, amulette, talisman, troisième œil des mahârâjas ou élément de parure sur les couronnes royales. Et il fallut attendre la fin du VIIIe siècle pour apprendre que le diamant est en fait du carbone pur. Coco Chanel, en présentant sa collection Bijoux de Diamants en 1932 résumait ainsi : "Si j'ai choisi le diamant, c'est parce qu'il représente avec sa densité, la valeur la plus grande sous le plus petit volume."


Un peu d'histoire


Les diamants n'ont bien évidemment pas toujours été taillés. Il semblerait que les plus anciens viennent d'Inde où ils servaient de pierres d'ornementation.
Il faut attendre le XVe siècle pour que le diamant commence à être taillé et poli. Ce serait un certain Lodewijk van Berkem qui, en Belgique, fut le premier à travailler la pierre qui devint rapidement un symbole de luxe, ornant les robes des classes aisées du Moyen Âge renaissant. C'est à cette époque qu'Anvers devient la véritable capitale mondiale du diamant, place qu'elle détient toujours aujourd'hui. En France, le cardinal Mazarin avait la réputation d'avoir la plus belle collection de son époque. Au XIXe siècle, d'importantes mines furent découvertes en Afrique du Sud, permettant d'inonder véritablement le marché. Mais à cause de sa dureté extrême, sa taille a toujours nécessité un savoir-faire hors pair, même si elle a évolué au cours des siècles : taille en pointe et en table du XVe au XVIIe siècle, taille brillant au XVIIe siècle, taille Tolkovsky inventée en 1919, tandis qu'au Japon, par exemple, les tailles flèche et cœur ont toujours les faveurs du public.

Parmi les meilleurs diamantaires français, citons Eric Hamers qui perpétue la tradition familiale : son grand-père, venu de Hollande, était lui-même diamantaire. Artisan diamantaire à Paris depuis 1980, Eric Hamers est président des diamantaires de France et PDG de la société Hamers qui a obtenu, en 2009, le label Entreprise du patrimoine vivant. Des joailliers font partie de ce cercle étroit de l'excellence diamantaire, comme Antoine Chapoutot, fondateur et gérant de la société Agrippa, il a notamment réalisé un collier en or blanc 12,56 carats de diamants. Le joaillier Guy Ellia a lui commencé comme apprenti auprès d'un diamantaire à Anvers.



Les mots des diamantaires


Les diamantaires sont dotés de tout un arsenal d'outils aussi précis que mystérieux. Pour mener à bien leur tâche, ils doivent être munis de brucelles, d'une bruteuse, d'un calibre, d'un disque de polissage, d'un dop, d'égrisés, d'une meule, d'un mortier, de pinces, de plis, d'un polariscope, d'un pot et d'un presse-pot...
Mais ce n'est qu'une infime partie de tout le vocabulaire des diamantaires. Il faudrait ajouter les mots adamantin, baguette, barbe, bezel, block, Blue Ground, brillant et brillantage, briolette, brisure, cape, chevrin, cœur, colette, couronne, culasse, facette, fluorescence, haléfi, huit-huit, inclusion, macle, marquage, pavillon, pandeloque, poire, pureté, stone, table, top, trigon...

 

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